Les troubles alimentaires
L'anorexie :
C'est un trouble du comportement alimentaire survenant principalement chez les adolescentes plus jeunes que les boulimiques (entre 12 et 20 ans) qui se traduit par :
- un amaigrissement
- une perte d'appétit, un refus de manger
- une aménorrhée (interruption des règles).
La jeune fille manifeste, malgré un état de dénutrition, une grande activité physique et intellectuelle, un refus de la fatigue, un certain état d'excitation.
Certes l'anorexique a des problèmes avec la nourriture mais elle en a surtout avec son corps. Comme si sa devise secrète était : " moins de corps et plus d'esprit ".
La sérénité qu'affiche l'adolescente anorexique est toujours frappante. Elle mène un véritable combat pour faire diminuer ce corps qui prend trop de place et qu'elle perçoit comme une menace. En ne mangeant pas, l'anorexique organise et contrôle un vide qu'elle situe au niveau corporel afin de se défendre d'un vide au niveau psychique.
Malgré une perte de poids importante (qui peut aller jusqu'à 50 % du poids normal pour l'âge) l'anorexique se trouve toujours trop grosse et son désir éperdu de minceur la pousse à un comportement mettant en danger sa propre existence (restriction alimentaire, jeûne, prise de diurétique, de laxatif, vomissements).
La boulimie :
La boulimie entre dans le cadre des addictions, elle est parfois qualifiée de toxicomanie sans drogue.
Les conduites boulimiques consistent en des épisodes de compulsion alimentaire (crises), au cours desquels la personne mange une très grande quantité de nourriture de manière incontrôlée. Ensuite, elle utilise des moyens pour éliminer l'excès de calories ingérées, en se faisant vomir, en utilisant des laxatifs ou des diurétiques, en faisant de l'exercice physique ou en s'imposant des restrictions alimentaires de type anorexique. Certaines personnes peuvent combiner ces différents moyens.
C'est pourquoi l'entourage de la personne concernée peut tarder à prendre conscience du phénomène. La personne souffrant de boulimie a souvent conscience du caractère pathologique de son comportement alimentaire mais a beaucoup de difficulté à en parler.
Les préoccupations concernant le corps, la minceur, sont omniprésentes et obsédantes. La peur phobique de grossir est liée à une image du corps altérée.
La boulimie débute souvent à l'adolescence, à la puberté.
C'est un trouble qui touche essentiellement les femmes, mais les hommes peuvent également être concernés.
La Boulimie se vit dans la honte, la culpabilité et le secret.
L'hyperphagie :
Il existe d'autres désordres alimentaires différents de l'anorexie et la boulimie, comme l'hyperphagie qui est une prise excessive d'aliments.
Celle-ci peut être d'origine familiale ou résulter de mauvaises habitudes alimentaires, en particulier elle peut être la conséquence de régimes trop restrictifs.
Elle peut prendre la forme d'agapes transitoires et occasionnelles ou se présenter comme un grignotage permanent.
L'Hyperphagie et la Boulimie présentent des tableaux assez différents.
Contrairement à la boulimie, l'hyperphagie ne se présente pas sous forme de crises aiguës suivies de vomissements et ne comporte pas de comportements compensatoires comme la prise de purgatif, le jeûne, ou l'exercice physique excessif.
C'est plutôt une forme de grignotage permanent ou une prise de quantité d'aliments largement supérieure à la moyenne alimentaire avec total déséquilibre nutritionnel qui amène bien évidemment une prise de poids plus ou moins importante.
Ce type de comportement alimentaire est souvent causé par une dépression réelle exprimée ou non. Cette frénésie alimentaire sert justement de consolation, de compensation à un état dépressif qui fait que l'on se sent anxieux, seul, fatigué ou que l'on s'ennuie.
La mise en place de régimes restrictifs dans ce contexte dépressif est inefficace et aggrave souvent le syndrome.
Seules les psychothérapies (psychanalytiques) et éventuellement un traitement antidépresseur ont fait preuve d'une efficacité.
Le méricysme :
Le mérycisme est un trouble du comportement alimentaire se caractérisant par des régurgitations et remastications des aliments.
Le mérycisme touche principalement les enfants de 3 mois à 1 an, plus rarement les adultes. Les garçons sont autant touchés que les filles. Dans des cas plutôt rares, la boulimie peut s'ajouter au mérycisme. La personne touché ne fera que régurgiter la nourriture ou la vomir tout simplement.
Les enfants souffrant de mérycisme « ruminent » leur nourriture : des aliments en cours de digestion remontent dans la bouche, où ils peuvent être à nouveau avalés, mastiqués, ou crachés. Ce trouble ne doit pas être confondu avec le reflux gastro-œsophagien du nourrisson (qui est lié à une anomalie anatomique de l'œsophage).
Comment évolue la maladie ?
Très fréquemment vers la résolution spontanée. Des complications sont possibles : dénutrition, retard de croissance.
Comment traiter ?
Le traitement consiste en une psychothérapeutique de l'enfant et de ses proches.
Si vous souffrez de l'un de ces troubles, ou si l'alimentation vous pose un problème, n'hésitez pas à me contacter :
Pascal Couderc